Miniature Windcoop (6)

Sur le chantier naval de RMK Marine, en Turquie, la silhouette du Miaraka commence à prendre forme. Vue de l’extérieur, la construction semble suivre un enchaînement logique : une coque, des structures, puis des équipements. Mais la mécanique est bien plus complexe : derrière chaque pièce posée, il y a une organisation précise, des décisions à prendre et des dizaines de métiers qui s’entrecroisent. Entre Lorient et la Turquie, équipes techniques, responsables de projet et experts travaillent ensemble pour faire avancer la construction de notre navire. . C’est cette organisation, et les métiers qui la font vivre, que nous vous proposons de découvrir dans cet article. 


En résumé :


Sommaire

  1. Trois niveaux pour faire avancer la construction
  2. Qui fait quoi entre Windcoop, Zéphyr & Borée et RMK Marine ?
  3. Les personnes et les métiers qui accompagnent la construction

Trois niveaux d’organisation pour faire avancer la construction

Pour comprendre l’organisation de la construction de Miaraka, le plus simple est de la lire à trois niveaux.

1. Le pilotage : décider et arbitrer

C’est ici que se prennent les grandes décisions : on y parle calendrier, budget, priorités. Par exemple, si un équipement prend du retard ou si un choix technique doit être revu, c’est à ce niveau que la décision est prise. Ce rôle est assuré par le comité de pilotage, composé du conseil d’administration de Windcoop.

2. Le suivi technique : vérifier en permanence

Construire un navire, ce n’est pas seulement assembler des pièces, chaque élément doit correspondre exactement aux plans. Des ingénieurs analysent les dessins, contrôlent les calculs et valident des points précis : la résistance de la coque, l’intégration des voiles, l’organisation des espaces à bord, etc. Un exemple : avant de souder une pièce, il faut être sûr qu’elle correspond parfaitement au modèle conçu sur ordinateur.

3. La supervision sur site : voir la réalité

Direction la Turquie, au cœur du chantier. Sur place, une équipe suit l’avancement réel des travaux. Elle observe, contrôle et alerte si nécessaire. Concrètement, cela signifie : vérifier la qualité d’une soudure, constater l’avancement réel d’une zone, faire remonter les écarts entre les plans et la réalité. C’est ce lien direct avec le terrain qui permet d’éviter les mauvaises surprises.


Qui fait quoi entre Windcoop, Zéphyr & Borée et RMK Marine ?

Une fois ces trois niveaux en tête, on comprend plus facilement la répartition des rôles. Un chantier naval, c’est avant tout une coopération entre plusieurs acteurs.

Windcoop : le donneur d’ordre.

Windcoop porte le projet. C’est notre coopérative qui décide des grandes orientations : type de navire, objectifs, budget.

Zéphyr & Borée : le chef d’orchestre

Cette entreprise coordonne le projet au quotidien. C’est elle qui s’assure que tout reste aligné. Elle fait le lien entre :

RMK Marine : le constructeur

Le chantier naval turc est responsable de la fabrication. Ses équipes :

DeltaMarine : les concepteurs

Avant même le premier coup de soudure, il faut des plans. DeltaMarine transforme l’idée du navire en dessins techniques précis, utilisables par les équipes du chantier.

Bureau Veritas : le garant des règles

Moins visible, mais indispensable, Bureau Veritas vérifie que le navire respecte toutes les normes :

Sans cette validation, le navire ne pourrait pas naviguer. Bureau Véritas dispose d’une délégation du pavillon Français pour vérifier que le navire répond bien aux exigences réglementaires de la France et internationales.


Les métiers qui accompagnent la construction

Suivre la construction d’un bateau se fait grâce à des rôles bien définis.


Ceux qui suivent déjà le projet au quotidien

1

Victor Depoers, chef de projet

coordonne tout : budget, planning, décisions.

6

Simon Delvoye, ingénieur naval

optimise la coque et les performances du navire.

Victor et Simon travaillent sur le projet de Windcoop depuis sa création en 2022.

Design sans titre (13)

Philippe Legros, responsable design

travaille sur la revue minutieuse des plans depuis que nous avons signé avec le chantier en mars 2025.

5

Antoine Clément, responsable construction

va reprendre petit à petit le rôle de Victor, s’occupe de créer l’armement et assure la qualité. Il sera le spécialiste du « PONT ».

Design sans titre (12)

Olivier Huchet, responsable de site

s’assure que ce qui est construit est conforme au cahier des charge, d’un point de vu réglementaire et technique, il travaille main dans la main avec Antoine mais se distinguera par sa spécialité « MACHINE ».

4

Aykut Cetin (SMC), superviseur acier et peinture sur site

présent sur le chantier depuis le 1er janvier, il suit de près la qualité des travaux et remonte chaque avancée des opérations.

3

Matthieu Chapelet (BRS), courtier maritime

nous accompagne et nous soutient depuis 2022, est notre intermédiaire clé dans la relation contractuelle que nous avons avec le chantier.



Les métiers qui interviendront dans les prochaines phases


Côté RMK Marine

Côté RMK Marine, plusieurs responsables structurent le travail : production, design, planning.

Sur un chantier naval :

Au total, ce sont des centaines de personnes qui interviennent.

Et en plus de celles-ci, nous avons des parties prenantes internationales, car certains équipements viennent d’autres pays en Europe, comme par exemple nos voiles sont développées à Saint-Nazaire, le système de pilotage automatique vient de Nantes, le système de barre de Crozon, les osmoseurs de Lorient, le séparateur d’eaux de cale de Brest, et les moteurs de Gand, en Belgique.Ces prestataires sont gérés par notre équipe technique et le chantier.