Sur le chantier naval de RMK Marine, en Turquie, la silhouette du Miaraka commence à prendre forme. Vue de l’extérieur, la construction semble suivre un enchaînement logique : une coque, des structures, puis des équipements. Mais la mécanique est bien plus complexe : derrière chaque pièce posée, il y a une organisation précise, des décisions à prendre et des dizaines de métiers qui s’entrecroisent. Entre Lorient et la Turquie, équipes techniques, responsables de projet et experts travaillent ensemble pour faire avancer la construction de notre navire. . C’est cette organisation, et les métiers qui la font vivre, que nous vous proposons de découvrir dans cet article.
En résumé :
- L’organisation de la construction du Miaraka repose sur trois niveaux : pilotage, suivi technique et supervision sur site.
- Windcoop porte le projet, Zéphyr & Borée en accompagne le suivi, et RMK Marine construit le navire, Bureau Véritas certifie.
- Plusieurs métiers interviennent tout au long de la construction, de la négociation du contrat aux essais du navire en mer.
- À mesure que le navire avance, l’équipe qui l’accompagne se renforce elle aussi
Sommaire
- Trois niveaux pour faire avancer la construction
- Qui fait quoi entre Windcoop, Zéphyr & Borée et RMK Marine ?
- Les personnes et les métiers qui accompagnent la construction
Trois niveaux d’organisation pour faire avancer la construction
Pour comprendre l’organisation de la construction de Miaraka, le plus simple est de la lire à trois niveaux.
1. Le pilotage : décider et arbitrer
C’est ici que se prennent les grandes décisions : on y parle calendrier, budget, priorités. Par exemple, si un équipement prend du retard ou si un choix technique doit être revu, c’est à ce niveau que la décision est prise. Ce rôle est assuré par le comité de pilotage, composé du conseil d’administration de Windcoop.
2. Le suivi technique : vérifier en permanence
Construire un navire, ce n’est pas seulement assembler des pièces, chaque élément doit correspondre exactement aux plans. Des ingénieurs analysent les dessins, contrôlent les calculs et valident des points précis : la résistance de la coque, l’intégration des voiles, l’organisation des espaces à bord, etc. Un exemple : avant de souder une pièce, il faut être sûr qu’elle correspond parfaitement au modèle conçu sur ordinateur.
3. La supervision sur site : voir la réalité
Direction la Turquie, au cœur du chantier. Sur place, une équipe suit l’avancement réel des travaux. Elle observe, contrôle et alerte si nécessaire. Concrètement, cela signifie : vérifier la qualité d’une soudure, constater l’avancement réel d’une zone, faire remonter les écarts entre les plans et la réalité. C’est ce lien direct avec le terrain qui permet d’éviter les mauvaises surprises.
Qui fait quoi entre Windcoop, Zéphyr & Borée et RMK Marine ?
Une fois ces trois niveaux en tête, on comprend plus facilement la répartition des rôles. Un chantier naval, c’est avant tout une coopération entre plusieurs acteurs.
Windcoop : le donneur d’ordre.
Windcoop porte le projet. C’est notre coopérative qui décide des grandes orientations : type de navire, objectifs, budget.
Zéphyr & Borée : le chef d’orchestre
Cette entreprise coordonne le projet au quotidien. C’est elle qui s’assure que tout reste aligné. Elle fait le lien entre :
- les ambitions de Windcoop
- les contraintes techniques
- le travail du chantier
RMK Marine : le constructeur
Le chantier naval turc est responsable de la fabrication. Ses équipes :
- découpent l’acier
- assemblent la coque
- organisent la production
DeltaMarine : les concepteurs
Avant même le premier coup de soudure, il faut des plans. DeltaMarine transforme l’idée du navire en dessins techniques précis, utilisables par les équipes du chantier.
Bureau Veritas : le garant des règles
Moins visible, mais indispensable, Bureau Veritas vérifie que le navire respecte toutes les normes :
- sécurité
- réglementation internationale
- exigences du pavillon français
Sans cette validation, le navire ne pourrait pas naviguer. Bureau Véritas dispose d’une délégation du pavillon Français pour vérifier que le navire répond bien aux exigences réglementaires de la France et internationales.
Les métiers qui accompagnent la construction
Suivre la construction d’un bateau se fait grâce à des rôles bien définis.
Ceux qui suivent déjà le projet au quotidien
Victor et Simon travaillent sur le projet de Windcoop depuis sa création en 2022.
Les métiers qui interviendront dans les prochaines phases
- Le/la chef(fe) mécanicien jouera un rôle important dans les phases plus avancées, notamment sur l’armement, les équipements et les systèmes embarqués.
- Le/la capitaine puis les officiers interviendront eux aussi davantage dans les phases d’armement, de mise en route des systèmes et de préparation des essais.
Côté RMK Marine
Côté RMK Marine, plusieurs responsables structurent le travail : production, design, planning.
Sur un chantier naval :
- des soudeurs travaillent sur la coque,
- des électriciens installent les réseaux,
- des techniciens montent les équipements,
- des ingénieurs réalisent des calculs complexes.
Au total, ce sont des centaines de personnes qui interviennent.
Et en plus de celles-ci, nous avons des parties prenantes internationales, car certains équipements viennent d’autres pays en Europe, comme par exemple nos voiles sont développées à Saint-Nazaire, le système de pilotage automatique vient de Nantes, le système de barre de Crozon, les osmoseurs de Lorient, le séparateur d’eaux de cale de Brest, et les moteurs de Gand, en Belgique.Ces prestataires sont gérés par notre équipe technique et le chantier.