Sommaire :

La Ligne France – Mayotte – Madagascar

Pourquoi Madagascar comme première destination ?

La première ligne de Windcoop a été définie suite à la rencontre des fondateurs, et à la volonté d’Arcadie de décarboner le transport de ses épices entre Madagascar et la France. L’équipe de Windcoop a ensuite développé commercialement le projet à Madagascar.

Combien de rotations envisagez-vous par an ?

Nous envisageons cinq rotations par an, ce qui est le maximum pour un seul navire étant donné la durée du trajet. A terme nous ambitionnons d’opérer deux navires sur cette route.

Quelle est la durée d’une rotation ?

Une rotation France – Madagascar – France prendra de l’ordre de 70 jours.

Sur cette route, est-ce qu’il y a des vents constants toute l’année ? Est-il possible qu’en certaines saisons il n’y ait pas de vent du tout ?

Non, les vents ne sont pas constants toute l’année dans cette partie du globe. L’océan indien présente une forte activité cyclonique en hiver, et la méditerranée est connue pour son instabilité. Cependant, les routages météorologiques réalisés pour estimer les performances à la voile du navire montrent que la propulsion vélique est pertinente et nous permet d’atteindre 60% d’économies d’énergie. Nous conservons une propulsion thermique afin d’assurer la sécurité du bateau en période cyclonique ou de se dégager de zones sans vent afin d’optimiser la consommation du bord sur le trajet.

Envisagez-vous plusieurs escales à Madagascar ?

Tout à fait, nous prévoyons des escales dans plusieurs ports malgaches. C’est un vrai positionnement de notre part : nous avons choisi de construire un bateau qui pourra effectuer des chargements dans des « petits » ports très peu desservis par les compagnies maritimes actuelles. Ce choix stratégique nous a permis de signer des lettres d’intention avec de nombreux clients qui sont à la recherche de solutions de proximité régulières et compétitives. En effet l’infrastructure routière à Madagascar est quasi-inexistante et nous permettons à nos clients de s’affranchir d’un pré-acheminement complexe. C’est également un moyen pour limiter l’impact du transport routier sur le transport des marchandises.

Pourquoi passez-vous par Mayotte ?

C’est une escale importante depuis la France vers Madagascar. Mayotte représente une potentialité commerciale importante, en particulier sur les importations depuis l’Europe, afin de garantir le remplissage du navire sur ce trajet. D’autres part, ce positionnement nous permettra d’accéder à des avantages fiscaux particuliers (le crédit d’impôt outre mer).

Comment allez-vous gérer les risques de piraterie dans cette partie du globe ?

Nous adhérerons aux protocoles du MICA (Maritime Information Cooperation & Awareness Center) qui s’occupe de la piraterie et du brigandage maritime. Cela qui signifie que nous sommes très régulièrement informés afin de prendre le moins de risques possible et d’être accompagnés en cas de problème.
Après avoir été l’épicentre mondial de la piraterie avec l’explosion du nombre de prises d’otages (autour des années 2010), la proportion d’attaques au regard du trafic dans la zone sud Mer Rouge – Golfe d’Aden – Côte Africaine est aujourd’hui négligeable grâce : au déploiement massif des forces navales occidentales ; à l’autorisation donnée par la Somalie à des États tiers d’intervenir dans ses ZEE (Zone Economique Exclusive) ; à la mise en place de convois et guides de bonnes pratiques pour les navires marchands.

Serez-vous transparent sur l’impact carbone de chacun des trajets ?

Oui, nous apporterons les informations les plus précises possible vis-à-vis de la consommation réelle du navire lorsqu’il sera en opération.

Quelles sont vos prévisions de décarbonation ?

Sur la ligne France-Madagascar, nos prévisions sur le design actuel indique en moyenne 60% d’économie de carburant ce qui revient à 724 tonnes de CO2 en moins que le même navire opéré 100% au moteur pour une vitesse moyenne de 8 nœuds. Ceci équivaut à moins de 1g de CO2 émis par tonne de marchandise transportée sur un kilomètre.
Sur la ligne transatlantique connue pour ses vents très favorables nous pouvons réaliser jusqu’à 90% d’économie d’énergie : une quantité minimale de CO2 produite.

Qu’allez-vous transporter ?

Aujourd’hui nous échangeons majoritairement avec des producteurs pour transporter de la marchandise de bouche (épices, vanilles, fruits…), mais aussi des huiles essentielles, du textile, et de la grande distribution. Nous privilégions le commerce équitable et la production biologique, sans toutefois nous limiter dans notre développement commercial afin d’atteindre une réalité économique avec un cargo à voile. Rappelons-nous que Madagascar est un des pays les plus pauvres actuellement, et la population locale n’a pas besoin d’importer des marchandises à haute valeur ajoutée.

Windcoop est d’abord là pour montrer qu’un transport propre et respectueux des travailleur-ses de la mer est possible.

Combien de chargeurs se sont fermement engagés à vos côtés ?

Nous avons aujourd’hui 14 chargeurs engagés par Lettre d’Intention pour plus de 6000 tonnes de marchandises. Nous prévoyons un maximum de 5 rotations par an, ce qui représente un total de 14 000 tonnes de marchandises transportées par an. Nous espérons rapidement lancer la construction d’un second navire afin d’être en mesure de répondre à la demande.

Est-ce aussi facile de trouver des chargeurs du Sud vers le Nord que du Nord au Sud ?

Non, concernant Madagascar, c’est un pays qui importe peu d’Europe. Il est donc plus facile de trouver de la marchandise à transporter de Madagascar vers la France que l’inverse. Toutefois nous travaillons ardemment au développement commercial vers le Sud, en particulier en travaillant des partenariats avec des commissionnaires de transport, et aussi en développant une escale à Mayotte qui importe beaucoup depuis l’Europe.

Transport de passagers

Combien de place pour des passagers sont prévues à bord ?

12 places passagers sont prévues à bord du premier navire Windcoop.

Combien de temps dure la liaison France-Mayotte ou France – Madagascar ?

La liaison France-Mayotte se fera en une trentaine de jour, et Madagascar 35 jours environ, selon l’escale choisie.

Combien cela coûtera-t-il ?

Nous prévoyons un tarif de l’ordre de 100€/jour. Cette tarification sera ajustée au moment de la commercialisation des places.

Quelles seront les conditions à bord ?

Vous vivrez dans les même conditions que l’équipage en terme de confort et d’offre (repas). Nous proposerons principalement des cabines doubles.

Quand pourra-t-on réserver ?

Nous ouvrirons les réservations en 2024.

Le navire : sa construction et son exploitation

Comment allez-vous choisir votre chantier ?

Le chantier où sera construit le bateau n’est pas encore choisi. Pour cette étape du projet, nous aurons recours à un courtier pour sélectionner les chantiers interrogés dans le cadre d’un appel d’offre. Nous souhaitons travailler avec un chantier Européen.

Allez-vous privilégier une construction « verte », éco-responsable ? Existe-il des labels/certifications dans ce domaine ?

Il n’existe pas de certification de construction éco-responsable de navire. L’acier, sa production et son utilisation ne sont pas éco-responsables, même si aujourd’hui il est envisageable de se tourner vers de l’acier recyclé. Cependant nous veillerons dans l’étude des offres des chantiers à la façon dont sont gérés les impacts de la construction localement. Certains chantiers disposent d’une vraie politique de gestion des déchets sur leur site ou encore d’une politique sociale d’intéressement des employés. 
Nous réaliserons également des études d’Analyse de Cycle de Vie sur certains équipements embarqués afin de s’assurer de la pertinence des choix techniques sur le navire.

C’est quoi un pavillon ?

Le pavillon représente le rattachement juridique d’un navire à un état. Cette relation navire/état est aussi appelée « droit du pavillon », appliqué en permanence, même en dehors des eaux territoriales. Le navire est soumis à de nombreuses règles spécifiques : fiscales, sociales, environnementales, pénales, etc. En retour, l’état exerce un rôle de contrôle de la bonne application de ces règles mais possède également un rôle de protection de l’armateur. Le pavillon reflète l’image et le sérieux de l’armateur. Il fait ressortir son engagement social, technique et sécuritaire, ainsi qu’environnemental.

Quel sera le pavillon choisi pour le navire?

Nous avons fait le choix du pavillon RIF (Registre International Français). Le RIF est le registre d’immatriculation français des navires de commerce. Le pavillon RIF compte aujourd’hui 370 navires, dont de nombreux gaziers et porte-conteneurs. Un guichet unique gère aussi la partie douane et permis d’armement mais ne possède actuellement pas d’autonomie sur la fiscalité, qui dépend de Bercy. Ce pavillon amène plusieurs avantages à la compagnie maritime, entre autre la réduction des contributions patronales à 11,6% (au lieu de 35,6%) au régime de protection sociale des gens de mer, et l’accès à des dispositifs d’aide fiscale pour ses investissements.

Quelle sera la vitesse moyenne du bateau ?

Nous réalisons l’ensemble de nos prévisions avec une vitesse moyenne de 8 nœuds (1 nœuds = 1 mille nautique par heure, soit 1852 m par heure… donc 8 nœuds correspondent à 14,8 km/h). Cette vitesse est celle à laquelle, d’après les études de performance du design, notre navire réalise le plus d’économie d’énergie. Mais cela ne veut pas dire que nous irons toujours à 8 nds. Dans de bonnes conditions météo le navire peut aller bien au-delà, et au contraire, aller beaucoup moins vite s’il y a trop peu de vent (et nous n’allumerons pas le moteur pour maintenir cette vitesse, mais uniquement si la période sans vent dure trop longtemps et que la consommation du bord dépassera la consommation énergétique prévue sur la traversée à la voile).

Quel type de carburant allez-vous utiliser en plus de la propulsion vélique ?

Nous prévoyons d’utiliser du MGO (Marine Gas Oil) fossile ou l’équivalent en Biodiesel parce que c’est une technologie qui est maîtrisée. Cette alternative est déjà moins polluante que le fuel lourd, encore largement utilisé par les portes-conteneurs actuellement. Concernant les carburants de synthèse sont l’alternative aux énergies fossiles, ils ne remplissent pas nos critères : soit en termes de faisabilité, soit en termes de maturité technologique, ou encore de disponibilité sur les territoires sur lesquels Windcoop se rendra, mais aussi en termes de stockage. Pour donner un exemple, l’hydrogène aujourd’hui très en vogue dans les médias, s’adresse difficilement à notre besoin en raison de problématiques de stockage pour de longs trajets (sans parler de l’énergie nécessaire à sa production qui peut remettre en question son impact environnemental).

Qui sera en charge de la maintenance du navire ?

Zéphyr & Borée sera notre prestataire en charge du « ship management », ce qui comprend la maintenance du navire en plus de la gestion de l’équipage.
La maintenance du navire est assurée dans un premier temps par les marins à bord qui suivent le plan de maintenance prévu de chaque équipement. Concernant les pannes et maintenances correctives à réaliser, l’équipage dispose à bord d’un stock de pièces « de sécurité » pour les équipements sensibles qui lui permet de réparer ou de permettre au navire de fonctionner en mode dégradé au moins jusqu’au prochain port. Il peut se faire assister ensuite par des équipes à terre pour la maintenance ou les réparations.
A terre, un super-intendant coordonne les opérations de maintenance entre le service achat de la compagnie et les sociétés extérieures. 
Au cours de la vie du navire, celui-ci arrête temporairement le transport, en général tous les 5 ans, pour partir en chantier et réaliser les grosses maintenances : carénage, grosses visites des moteurs ou d’autres équipements qui nécessitent d’être hors d’eau pour être réalisées. Suivant les travaux ce chantier peut durer entre 2 et 4 semaines.

Quelle durée de vie donnez-vous au gréement ?

Le gréement aura la même durée de vie que le navire. Celui-ci devra néanmoins subir des entretiens plus ou moins lourds, mais l’idée est bien de définir un système très industriel qui ne nécessite pas d’être changé intégralement (comme un moteur de propulsion ou une grue qui sont entretenues en changeant des pièces par exemple).

Prenez-vous en compte dans le coût de construction du bateau sa démolition future éco-responsable ?

Oui. Le navire battant pavillon Français, il devra respecter la convention de Hong Kong portant sur le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. 
Cette convention vise à traiter toutes les questions relatives au recyclage des navires et porte sur la conception, la construction, l’exploitation et la préparation des navires de façon à promouvoir un recyclage sans compromettre la sécurité et l’efficacité de leur exploitation. Concrètement, les services de l’État chargés des affaires maritimes, en lien avec ceux responsables de la préservation des risques, délivreront et vérifieront l’inventaire des matières potentiellement dangereuses ainsi que le certificat « prêt au recyclage ».
https://www.ecologie.gouv.fr/recyclage-des-navires

Serait-il pertinent d’utiliser des panneaux solaires à la place d’un carburant polluant ?

Oui et non. Il n’y aurait pas assez de place sur le pont pour assurer la propulsion d’un navire comme Windcoop, même si on le recouvrait entièrement de panneaux solaires. On se rend compte ici de l’efficacité de l’énergie thermique : à quel point un seul litre de Gasoil permet de produire une quantité fabuleuse d’énergie…. 
En revanche, pour la consommation de l’Hotel Load du bord (consommations énergétiques non relative à la propulsion) cela peut permettre de la réduire ou de l’optimiser. Une étude d’analyse de cycle de vie et technico-économique sera réalisée avant de nous engager dans cette option, qui est à l’étude.

Comment prévoyez-vous de limiter la consommation du bord ?

Les dispositions simples et matures pour optimiser l’installation générale que nous prévoyons d’appliquer sont une isolation thermique renforcée et l’utilisation de la chaleur résiduelle. Nous estimons qu’elles permettent de réaliser une économie de 50% sur la consommation du bord.
D’autres solutions seront réfléchies et mises en place pour optimiser la dépense énergétique du bord lors des réflexions sur l’aménagement intérieur.

L’Equipage

Qui va recruter l’équipage ?

La gestion de l’équipage sera opérée par Zéphyr & Borée, selon la politique salariale de Windcoop. Ainsi nous imposerons le rythme embarqué/terrestre, le respect d’une mixité dans les nationalités (embauche de marins de nationalité des pays desservis) par exemple.

Quelles seront les conditions de travail du personnel à bord ? Amplitudes horaires ?

Nous souhaitons proposer et garantir des conditions de travail cohérentes, respectueuses et inclusives à nos marins (hommes et femmes, français et malgaches pour la ligne France-Madagascar). La réglementation maritime internationale MLC2006 protège les marins contre la sur-exploitation et les risques du travail. Nous pensons que les réglementations de ce code sont une bonne base pour définir les amplitudes horaires à bord et respecter le repos des marins. Cependant nous souhaitons aller plus loin, par exemple prévoir d’une part des durées d’embarquement limitées à une rotation et cohérentes avec les escales effectuées (embarquement et débarquement en France et à Madagascar selon les nationalités pour éviter des déplacements en avion). Notre politique d’embauche et de rémunération se voudra équitable entre les nationalités, égalitaire entre les genres. Finalement, les conditions de travail à bord auront pour objectif la mise en place d’une culture permettant à chacun.e de se sentir en sécurité sur nos navires.

Combien de personnes seront nécessaires à bord ?

Nous emploierons 9 marins : Capitaine, Second capitaine, Bosco, Matelot, Cuisinier, Steward, Chef mécanicien, Technicien machine, technicien conteneur. L’équipage sera complété si besoin d’une personne pour la sécurité liée au passage du golfe d’Aden, ainsi qu’un cadet stagiaire.

Quelles sont les exigences du pavillon RIF concernant l’équipage ?

Le RIF va imposer un effectif minimal de sécurité afin que le navire soit « armé avec un effectif de marins suffisant en nombre et en niveau de qualification professionnelle pour garantir la sécurité et la sûreté du navire et des personnes à bord ainsi que le respect des obligations de veille, de durée de travail et de repos. » (article L.5522-2 du code des transports). L’effectif réel pourra être supérieur, ce qui sera validé par le RIF.
Il va également imposer des critères de nationalité : un navire RIF doit être armé avec un minimum de 35% de marins européens (ressortissant UE, EEE ou Confédération Suisse).

Quels sont les avantages du pavillon RIF pour les marins ?

Pour les marins résidents en France : affiliation à l’ENIM (Établissement national des invalides de la marine). Les marins bénéficient également d’une exonération d’impôt avec un minimum de 183 jours de travail sur une année glissante.

Pour les non-communautaires : le pavillon RIF est un pavillon protecteur car il impose à l’armateur ou à la société de recrutement de couvrir 7 des 9 sections de la protection sociale de la Convention du Travail Maritime.

C’est quoi l’ENIM ?

L’Établissement National des Invalides de la Marine est un établissement public qui gère le régime spécial de sécurité sociale des marins.

Je suis marin et j’aimerais bien embarquer !

Nous ouvrirons un espace spécifique dédié au recrutement en temps utile 🙂

Modèle économique

Quelle différence de coût y aura-t-il pour un conteneur entre un transport classique et Windcoop sur un cargo à voile ?

Cette différence est quasi nulle à l’exploitation pour Windcoop et un porte-conteneur de taille équivalente. En effet, le coût des voiles à la construction, qui s’ajoute à celui d’un navire à propulsion thermique, est compensé à l’exploitation par une consommation moindre de carburant.

Cependant, l’économie d’échelle réalisée sur les porte-conteneurs est directement corrélée à la longueur du navire, et exponentielle vis-à-vis du nombre de conteneurs embarqués. Plus le navire embarque de conteneurs, plus son coût d’exploitation et de construction est réparti par conteneur.
Donc, nous avons fait l’exercice en comparant le prix au conteneur 20 pieds de Windcoop et d’un navire de taille équivalente. Les ordres de grandeurs sont les mêmes : la construction et l’exploitation d’un navire de même taille à 100% propulsion thermique génère un coût par conteneur similaire à Windcoop.

En revanche, de petits porte-conteneurs de taille équivalente ne sont quasiment pas utilisés actuellement. Les compagnies maritimes exploitent des navires de grande taille allant de 600 à plusieurs milliers de conteneurs, car elles réalisent ainsi de grandes économies d’échelle. En comparaison de ce service (le plus répandu), la solution Windcoop est évidemment très chère, de l’ordre de deux fois le marché actuel.

Quels sont vos avantages concurrentiels ?

Nous sommes la seule compagnie maritime à proposer du transport en conteneurs avec des économies d’énergie aussi importantes.
Nous développons des lignes selon les besoins de nos clients, assurant un service dans les ports secondaires pour notre première ligne.
Pour Madagascar : un transit-time court, car nous sommes les seuls à proposer un service sans transbordement.

Est-ce possible de voir votre Business Plan à 5 ans ?

Voici un prévisionnel pour l’exploitation d’un navire de 85m, 100 EVP :

Prévisionnel pour 1 Navire

La répartition des dépenses annuelles :

Comment seront réinvestis les bénéfices ?

Nous avons l’ambition de développer une flotte de plusieurs navires, nous réinvestirons nos bénéfices dans le développement de cette flotte.

Combien coûte le navire ?

Le navire que l’on a choisi de designer correspond à une enveloppe de l’ordre de 20 millions d’euros pour sa construction qui vont être constitués de fonds propres et de dettes.

Comment allez-vous le financer ?

Les 20 millions d’euros nécessaires ne vont pas provenir uniquement de capitaux, seulement un tiers va être constitué de fonds propres et le reste seront des leviers bancaires à travers un montage en crédit-bail fiscal (French Tax Lease). C’est un des avantages fiscaux mis en place en France pour le pavillon RIF afin de faciliter le financement de ce type d’actif. Nous souhaitons nous entourer au maximum d’acteurs éthiques pour notre financement, tout en ayant conscience que les montages spécifiques au financement de navire ne sont aujourd’hui pas accessibles à toutes les banques. Il est donc possible que le financement du premier navire soit un mix entre acteurs éthiques et traditionnels. Notre objectif est de pouvoir amener des acteurs non familiers à ces solutions sur le financement des prochains navires. Pour les fonds propres spécifiquement, nous souhaitons que l’actif soit détenu par des particuliers, directement concernés par l’impact du transport mondial, et qui pourront ainsi agir directement sur la transition.

Allez-vous bénéficier de subventions publiques ou européennes ?

Oui, nous allons bénéficier d’un ensemble de dispositifs permettant d’alléger les investissements à réaliser.

Plusieurs niveaux d’aides sont accessibles : les aides locales (région et autres), les aides nationales (par exemple la bourse French tech et d’autres dispositifs proposés par BPI), les crédits d’impôt à l’investissement (comme le crédit d’impôt outre-mer), la prime CEE (certificat d’économie d’énergie), le mécanisme de sur-amortissement vert, les budgets européens à la transition, etc.

C’est quoi la French Tax Lease ?

C’est un système de fiscalisation spécifique aux armateurs utilisant le pavillon RIF qui leur permet de bénéficier d’avantages fiscaux et budgétaires. Ce système met en place :

– une taxation forfaitaire déterminée selon le tonnage des navires exploités, en substitution du régime de droit commun de l’impôt sur les sociétés : la taxe au tonnage ;

– une exonération de TVA et de droits de douane sur le navire lors de son importation, sur les biens d’avitaillement et de taxe intérieure, sur les produits pétroliers, les livraisons de biens destinés à être incorporés au navire, opérations d’entretien, de transformation, de réparation, d’affrètement et de location ;

– un régime de déductibilité fiscale des amortissements : article 39 C du code général des impôts, pour soutenir l’investissement en navires (système de crédit-bail fiscal) ;

– un mécanisme de sur-amortissement vert en lien avec l’article 39 C ;

– un mécanisme d’exonération des plus-values de cession des navires, y compris si acquisition par crédit-bail ;

– des dispositifs d’exonération de charges patronales, financés par l’Etat, permettant de réduire le coût des marins français.

C’est quoi la taxe au tonnage ?

Depuis 2004, la France s’est dotée d’un régime d’imposition forfaitaire selon le tonnage des navires, qui s’applique aux entreprises dont le chiffre d’affaires provient pour 75% au moins de l’exploitation de navires armés au commerce. Celle-ci est basée sur le tonnage net, ou UMS (Universal Measurement System) pour la France. Elle est définie par des organismes de certification indépendants qui déterminent la capacité de transport des navires. Du point de vue d’un armateur, ce système est extrêmement compétitif.

Avec quelles banques travaillez-vous ?

Pour la mise en place du crédit-bail fiscal nous travaillons avec des partenaires spécialisés dans l’ingénierie financière maritime, qui nous accompagnent sur le montage, les négociations et la création du pool bancaire. Ce sont les banques avec une branche spécialisée dans le maritime qui seront en capacité de se positionner.

Être sociétaire

C’est quoi une SCIC SA ?

C’est une société coopérative d’intérêt collectif organisée en société anonyme. C’est un modèle spécifique d’entreprise, encadré par la loi du 47-1775 du 10 septembre 1947 portant sur le statut de la coopération
Ce statut s’accompagne d’un cadre légal spécifique à la coopérative, entreprise avec un impact autant économique que social : un projet d’intérêt collectif. Il permet d’intégrer à son capital à travers des parts sociales des acteurs variés, et obligatoirement les bénéficiaires de ses solutions.
Aujourd’hui, les SCIC, de par leur modèle coopératif, et leur lucrativité limitée engageant des réserves statutaires supérieures aux réserves légales, montrent un meilleur taux de pérennité à 5 ans que la totalité des sociétés françaises.

Le statut de Coopérative

Visionnez la vidéo : Coopérative vs statut d’entreprise conventionnel. Quel enjeu de fond ?

Comment sera organisée la gouvernance de Windcoop ?

Le point fondamental de la gouvernance d’une coopérative c’est la démocratie, une personne = une voix dans son collège en assemblée générale, peu importe le nombre de parts sociales que l’on détient. Cette gouvernance plus horizontale favorise l’intelligence collective et permet d’aboutir à un modèle créé et choisi par ses sociétaires.
Lorsque vous souscrivez à une part sociale, le Conseil d’Administration vous place dans une des 7 catégories prévues dans les statuts : salariés, contributeurs bénéficiaires, partenaires stratégiques, partenaires transport, chargeurs bénéficiaires, porteurs de projet et partenaires financiers (vous pouvez lire nos statuts ici).

Nous mettons en place une gouvernance à travers trois niveaux d’implication des sociétaires :

• Collège de vote : vous êtes amenés à voter aux AG une fois par an et ainsi à participer aux grandes décisions de la coopérative. Les collèges sont pondérés de telle façon :

• Conseil d’administration : chaque catégorie élit un représentant qui siège au conseil d’administration (nous sommes une société anonyme), il se réunit au moins 2 fois par an, et nous souhaitons mettre en place des réunions trimestrielles. Ce CA détient un ensemble de pouvoir de décision (détaillés dans les Statuts article [lien]).

• Cercles thématiques : animés par les sociétaires, ces cercles seront le lieu de réflexion commune sur des sujets variés et critiques pour la coopérative : Ethique, Missions, Développement… Les cercles transmettent leurs questions et suggestions au Conseil d’administration qui viennent alimenter ses réflexions et décisions.

Comment est composé le capital de Windcoop actuellement ?

A sa création Windcoop a réuni 5 personnes physiques et 2 personnes morales :

• Collège fondateurs : Nils Joyeux, Amaury Bolvin, Julien Noé et Matthieu Brunet.

• Collège Salariés, Mandataires et Marin : Louise Chopinet.

• Collège Partenaire Stratégique : Zéphyr et Borée SAS.

• Collège Chargeurs : Arcadie SA.

Si le capital nécessaire pour lancer le projet n’est pas réuni après la levée de fonds, vais-je récupérer mes parts ?

Le besoin minimal du projet pour le structurer et passer les premières étapes de développement est de 500 000€. Ce montant nous permet d’assurer les salaires des équipes et le développement technique basique sur 3 ans. Si nous n’atteignons pas cet objectif, nous nous interrogerons sur la suite à donner au projet, et dans ce cas nous envisagerons sûrement un remboursement en dehors des frais déjà engagés. Mais notre objectif est de lancer la construction du navire dès 2023 et pour cela nous devons réussir à lever un minimum de 7M€. Nous espérons donc réunir cette somme d’ici à 2023, il faudra donc nous laisser le temps de réaliser cette levée de fonds (ce qui prend plusieurs mois) avant de considérer que le projet n’a pas abouti.
La levée de fonds se décompose en deux axes :

• Levée de fonds citoyenne : l’objectif est de réunir le maximum de fonds de cette façon afin de créer une coopérative détenue par l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, et surtout les consommateurs finaux et les particuliers qui sont directement concernés par l’impact environnemental de leurs consommations

• Levée de fonds corporate : si nous n’atteignons pas nos objectifs ambitieux sur la levée de fonds citoyenne, nous compléterons avec l’entrée d’acteurs professionnels du financement, tout en visant les fonds solidaires et éthiques.

Combien ça rapporte d’investir dans Windcoop ?

Si vous achetez des parts sociales en tant que particulier, vous bénéficiez d’un avantage fiscal de 25% sur votre impôt sur le revenu, déduit l’année suivant votre entrée au capital, si vous restez sociétaire pendant 5 ans.
Concernant les dividendes, nous ne serons pas en mesure d’en verser immédiatement ! Lorsque Windcoop produira des bénéfices, il sera décidé en AG de leur affectation. S’ils sont partagés entre les sociétaires : leur rémunération n’excédera pas un plafond d’environ 2%. En effet le rendement annuel maximal des parts sociales est plafonné par la loi. Depuis 2017, il ne peut dépasser la moyenne du taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (TMO) sur 3 ans.
L’objectif de Windcoop n’est pas de générer du profit pour ses actionnaires, mais de créer un modèle plus équilibré, plus durable aussi, à travers une lucrativité limitée et le réinvestissement de ses bénéfices. Investir dans Windcoop c’est donner du sens à son épargne, choisir où son argent est placé, et participer réellement à l’économie de demain.
En clair : pour 100€ investis, vous récupérez 25€ sur vos impôts, en restant minimum 5 ans. Cela équivaut à un rendement annuel de 5% sur les 5 premières années. Ce rendement annuel pourra être supérieur si nous choisissons ensemble de distribuer une part des éventuels bénéfices, après le réinvestissement dans notre activité.

Quel est mon intérêt de prendre des parts dans Windcoop puisque la rémunération est très faible ?

Prendre des parts sociales dans Windcoop c’est investir dans une coopérative où les bénéfices sont prioritairement redistribués à la coopérative afin de privilégier l’intérêt collectif, le bien commun, et non l’intérêt individuel. Nous limitons la profitabilité et évitons ainsi les biais et injustices rencontrés dans l’ensemble des entreprises qui nous gouvernent aujourd’hui et permettent l’enrichissement de quelques-uns au détriment de la majorité, et de leurs clients.
C’est faire le choix de changer le monde de l’intérieur en devenant un acteur de la transition écologique du secteur maritime.
C’est se positionner pour une économie différente, solide, concrète et vertueuse. Nous faisons vivre au sein des territoires un idéal écologique, démocratique et solidaire.

Pourquoi demandez-vous à des citoyens de financer le bateau ?

Pour réunir des individus engagés, prêts à participer au développement d’un nouveau modèle, à partager les responsabilités pour rompre avec l’opacité du secteur maritime.
Les fondateurs de Windcoop sont tous convaincus que le modèle coopératif peut changer la donne, en se réunissant autour de valeurs communes et en faisant émerger une intelligence collective. Nous croyons en la limitation des profits, la résilience et l’association de nos forces pour construire un modèle de compagnie maritime faisant les choix nécessaires aux changements qui s’imposent pour la société, l’homme et l’environnement.

Concrètement j’investis dans quoi ?

En achetant une part sociale vous devenez sociétaire de Windcoop qui va investir directement dans le premier navire, puis une flotte de navire à terme. Vous investissez dans une coopérative maritime, une jeune entreprise, et serez donc co-propriétaire de la flotte, qui représente un actif corporel (un bien matériel tangible avec une valeur réelle) permettant à Windcoop d’exercer son activité.

A quoi va servir mon argent ?

Nous cherchons à réunir minimum 3,5M€ au sein de Windcoop et au total 7M€ de capital. Les fonds seront utilisés de la façon suivante :

• 500k€ nécessaires au fonctionnement pour 3 ans (ressources humaines principalement et dépenses de fonctionnement de Windcoop : locaux, communication, conseils…)

• Tout le reste investi pour la construction du navire : études techniques, courtiers, chantier, réglementaire…

Le montage financier pour la construction du navire nous amène à considérer des notions de propriété, et nous souhaitons que Windcoop (donc tous ses sociétaires) détienne la majorité du capital nécessaire à l’investissement pour la construction. Pour atteindre cet objectif, nous devons réunir au moins 3,5M€ à investir dans le navire.

Est-ce que je peux tout perdre ?

Oui. C’est un scenario peu probable mais qui existe. Si nous n’arrivons pas à réunir les fonds nécessaires et que nous nous décourageons, nous devrons peut-être déposer le bilan. Mais cela interviendrait après plusieurs années, car nous sommes extrêmement déterminés et ne baisserons pas les bras si facilement. D’autres aspects conjoncturels pourraient nous amener à cesser notre activité alors que les fonds ont été levés, et le bateau construit voire en exploitation. Mais ces scenarii sont difficiles à imaginer et à probabiliser, car ils sont multifactoriels. 

Quels sont les facteurs de risque ?

Certains des facteurs de risque sur ce projet sont :

• Financiers : réussir à réunir l’argent nécessaire au déroulement opérationnel du projet.

• Techniques : faisabilité technique, risques à la fabrication, à l’exploitation, qui entraîneraient des délais dans la mise en œuvre.

• Sociétaux : le virage vers le transport décarboné ne se ferait pas aussi vite que le laissent prévoir les incitations et obligations réglementaires, notre commercialisation en pâtirait.

• Marché : nos clients, les chargeurs, ne passent finalement pas le pas malgré les lettres d’intention qu’ils nous ont fournies.

Nous ne considérons pas le facteur humain comme à risque, car le projet fait appel à un ensemble de compétences qui sont actuellement réunies mais ne dépendent pas d’une personne en particulier. C’est le modèle coopératif (par son intelligence collective), et la façon dont les fondateurs ont dessiné la cartographie du Conseil d’Administration et des collèges de vote qui nous permet de croire en la pérennité de notre structure et de sa gouvernance.

Est-ce que je peux récupérer mon argent ?

Pas tout de suite !

D’une part l’investissement dans Windcoop vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25% du montant investi qui nécessite que vous restiez 5 ans au capital. D’autre part, ces cinq années sont celles dont Windcoop a besoin pour stabiliser son activité et être en mesure de rembourser les sociétaires souhaitant sortir du capital sans mettre en péril son équilibre financier.
A partir de 5 ans post-création (donc mai 2027), vous pourrez demander à être remboursé.

Est ce que ça peut être le jackpot ?

Non ! Notre objectif est justement de ne pas reproduire les schémas du passé (un enrichissement individuel au détriment de l’intérêt général) et d’impacter positivement notre environnement, les territoires et les populations en réinvestissant massivement pour la mise à l’eau de navires décarbonés.

Qu’est-ce que vous attendez de moi au-delà d’un peu d’argent ?

A court terme : parlez de nous autour de vous ! Nous avons besoin d’être les plus nombreux possible pour que notre modèle ait du sens 😊
Au-delà d’être notre meilleur ambassadeur, votre devoir en tant que sociétaire est de participer une fois par an à l’Assemblée Générale en votant à travers un système de vote à distance ou en présentiel si nous pouvons vous accueillir. En dehors de ce vote annuel (très important !) où vous pourrez décider des grands développements de l’entreprise, vous pouvez vous impliquer en étant élu par votre collège pour participer au Conseil d’Administration. Finalement, vous aurez la possibilité de vous impliquer en participant à des cercles thématiques permettant de réfléchir et d’alimenter le CA pour le futur de l’entreprise.

Parts sociales

Comment est-ce que je peux acheter une part sociale ?

Vous pouvez achetez une part sociale ici, en utilisant les services de la plateforme de financement participatif LITA.co. Après avoir rempli le formulaire d’inscription sur Lita, vous retrouverez la page Windcoop de Lita via notre site Internet.

Pourquoi travaillez-vous avec Lita ?

Nous avons fait une étude de marché de l’ensemble des solutions disponibles pour réunir nos sociétaires. Notre choix s’est orienté vers Lita car c’est une plateforme qui a le statut de Conseiller en Investissement Participatif, reconnu par l’ORIAS et les autorités françaises (autorité de contrôle prudentiel et autorité des marchés financiers). Ce statut encadre réglementairement son activité, et vous garanti en tant que souscripteur un processus rigoureux afin que votre argent nous parvienne effectivement.

Pour Windcoop, utiliser les services d’une plateforme nous permet d’avoir une vérification de la provenance des fonds (donc de l’identité des souscripteurs) et d’éviter le blanchiment d’argent. En plus, le système numérique de réception des fonds nous évite d’avoir à intégrer les ressources humaines nécessaires à la gestion individuelle de chaque souscription dans cette étape de lancement.

Je trouve le processus long… pffff

Si vous avez préparé toutes vos pièces justificatives cela prend moins de 10 minutes ! Ce processus est directement lié aux exigences réglementaires du financement par les particuliers de projet d’entreprise. Lita (puis Windcoop) doit justifier d’avoir procédé aux vérifications d’identité du souscripteur, et également à son niveau d’information vis à vis du risque pris en investissant dans le projet.

Les équipes de Lita sont à votre disposition pour vous accompagner dans ce processus : contact@lita.co et au +33 1 87 65 20 42.

Quand est ce que je pourrais sortir du capital ? Demander un remboursement ?

Conformément aux statuts de la SCIC, chaque sociétaire pourra demander le remboursement de ses parts sociales et sa sortie du capital au bout de 5 ans après son entrée. Cette disposition est liée à :

• La nécessité d’avoir un capital stable jusqu’à la génération des premiers chiffres d’affaire;

• La nécessité de rester 5 ans au capital pour bénéficier des 25% de réduction fiscale sur l’investissement en tant que particulier.

Est-il possible de placer ses parts dans un Plan Epargne en Actions, PEA ?

Non, les parts sociales de Windcoop ne peuvent pas être placées en PEA ou PEA-PME. Il n’y a en effet pas de revalorisation prévue, donc pas de plus-value ni d’intérêts financier à placer ses parts sur ce type de livret.

Windcoop

Pourquoi avez-vous créé une coopérative ?

Nous croyons fermement en l’intelligence collective. Créer cette coopérative c’est créer un modèle démocratique accessible au plus grand nombre pour décider ensemble du virage que le transport maritime doit prendre face au contexte actuel de la transition écologique.

Quelle est votre ambition ?

L’ambition de la coopérative est de devenir une compagnie maritime, avec un ensemble de navires sur plusieurs lignes afin d’adresser plusieurs continents.

Par ailleurs, nous avons l’ambition de créer un modèle économique résilient et plus inclusif, basé sur l’intelligence collective où l’intérêt de tous prime sur l’intérêt individuel.

En tant que consommateurs comment puis-je savoir que les produits que j’achète ont été transporté via Windcoop ? Existe-il un label ?

Aujourd’hui il n’existe pas de label public reconnu qui certifie aux consommateurs qu’un produit a été transporté à la voile. Nous avons des velléités à travailler avec des associations telles que Windship et le ministère de la transition énergétique notamment, afin de développer une certification officielle « transporté à la voile » afin de valoriser ce mode de transport bas carbone et d’apporter davantage de transparence aux consommateurs sur la logistique qui entoure les produits que nous consommons quotidiennement.